
S’il existe une chose pour laquelle je m’exécute sans enthousiasme démesuré, c’est bien celle qui consiste à publier ma photo ou à livrer une partie de ma vie. Il est question ici de partage, car certaines et certains se retrouveront peut-être dans une partie du récit ci-après.
Je précise qu’à dessein, rien n’est dit de ma vie professionnelle qui a suivi son cours parallèlement à ce parcours. La pratique de la méditation n’a jamais été liée à ma profession.

S’il existe une chose pour laquelle je m’exécute sans enthousiasme démesuré, c’est bien celle qui consiste à publier ma photo ou à livrer une partie de ma vie. Il est question ici de partage, car certaines et certains se retrouveront peut-être dans une partie du récit ci-après.
Je précise qu’à dessein, rien n’est dit de ma vie professionnelle qui a suivi son cours parallèlement à ce parcours. La pratique de la méditation n’a jamais été liée à ma profession.

Une naissance dans un désert
L’histoire débute par un évènement fondateur un beau jour de 1987. J’étais âgé de vingt-sept ans, encore englué dans un enchaînement de turbulences diverses débutées fin 1985, qui m’avaient conduit à l’extrême solitude en un temps record.
La sécheresse psychologique, relationnelle et financière qui m’avait alors colonisée, marqua le début d’une totale renaissance.
Un matin n’a pas été comme les autres. J’ai dû quitter mon appartement dans l’urgence sans savoir pourquoi. Je me suis dirigé vers le square des Batignolles, situé à vingt minutes de mon domicile, et fut sidéré par le chant d’un oiseau, le mouvement d’une branche, l’arrivée d’un canard sur l’eau de l’étang, le sourire d’une personne… Une sculpture au milieu d’un plan d’eau a provoqué l’inattendu (je tâche ci-dessous d’en faire un récit utile). Sans prévenir, la beauté du monde et de la vie a soudain renversé les murs qui dressaient mes prisons intérieures.
J’ai traversé les jours suivants dans un sentiment de plénitude aussi permanent qu’incompréhensible car ma vie aurait plutôt dû me conduire vers la dérive. Le square devint une sorte de point de ralliement où je retrouvais la puissance de la vie. C’est au milieu de cette période que le petit épisode de la lampe accrochée dans le cerisier pris corps, il résume bien les prises de conscience qui se répétaient jour après jour et les étranges synchronicités qui les accompagnaient. Durant cette période de dénuement et de quasi désert relationnel, j’avais la certitude que rien de grave n’allait arriver et je pressentais quelque chose d’autre que la misérable réalité d’où j’émergeais, sans comprendre de quoi il s’agissait.
Cet état ne m’a pas quitté pendant quelques courtes semaines puis s’est estompé, au fur et à mesure de mon retour à la vie normale.
Retour à la vie sociale certes, mais en tant qu’homme transformé et résolument optimiste.

Une pratique apparue très tôt…
J’ai rencontré la méditation assez naturellement quelques semaines plus tard.
J’ai fréquenté durant une quinzaine d’années, de manière concomitante :
– l’association Assise, où j’ai pratiqué très régulièrement dès 1988 la méditation zen (zazen) au sein du centre Parisien de la rue Quincampoix, et participé à des sesshins au centre de Saint-Gervais dans le Vexin.
– l’Association Zen Internationale où j’ai pratiqué la méditation zen (zazen) dans le centre parisien (dont j’ai oublié l’adresse, qui a dû changer entretemps), et participé à des sesshins au centre de la Gendronnière à côté de Tours.
Durant cette période, j’ai aussi pu bénéficier de l’enseignement du kinomichi par maître Noro puis par l’un de ses disciples (le kinomichi est un art non combatif qui allie la pratique douce du sabre et la perception corporelle, favorisant l’équilibre entre le mouvement, la respiration et la conscience).
… et qui s’est inscrite dans la durée
Après les années parisiennes, j’ai continué la pratique dans différentes structures au gré des mobilités géographiques dues à mon activité professionnelle, y compris outremer. J’ai commencé à mener moi-même quelques séances de méditation en groupe au sein d’associations que j’ai fréquentées.
Mettant à profit une partie de mes congés payés, j’ai fréquenté l’Institute for Inner Studies à Manille aux Philippines, où j’ai élargi mon expérience à des méthodes issues des traditions chinoise et indienne. Il s’agissait d’étudier la pratique méditative dans la relation aux personnes en souffrance physique ou psychologique, et dans la relation à la nutrition et à l’hygiène de vie.
Enfin, ces dernières années, je me suis plus fortement intéressé aux travaux menés par la recherche scientifique sur les effets et bienfaits de la méditation. Je ne prétends pas avoir la moindre compétence d’expert dans ce domaine, mais la multiplication des travaux effectués par les chercheurs en sciences neurologiques, et les nombreux ouvrages de vulgarisation qui en sont issus, méritent d’être connus par celles et ceux qui s’intéressent à la pratique.
Dire que ma pratique de la méditation n’a jamais cessé serait mentir. Elle a toujours été présente, avec parfois des périodes plus ou moins longues de non-pratique, car la vie impose aussi son rythme et ses tremblements.
L’évolution de la pratique
J’y avais naturellement prêté attention lorsque je fréquentais l’Association Zen Internationale, puisque son fondateur Taisen Deshimaru s’était lui-même prêté, en tant que sujet, à nombre d’études menées en milieu clinique et universitaire en vue d’observer les effets de la méditation zen sur la santé .
La méditation fait désormais l’objet de plusieurs milliers d’études par le monde, menées en grande partie dans les milieux académiques et publiées dans les revues scientifiques. Une autre page de ce site aborde le sujet plus en détail et donne des références que j’estime utiles. Il est très encourageant de voir que quelques universités en France proposent désormais des diplômes universitaires en méditation de pleine conscience, réservées pour la plupart aux professionnels de santé, afin d’optimiser son utilisation dans divers domaines thérapeutiques et sous l’égide de la médecine officielle.

Aujourd’hui
Au gré de ces différents parcours, j’en suis arrivé à créer ma propre structure, sous forme de micro-entreprise plutôt qu’associative, afin d’être en totale liberté géographique puisque j’envisage, lorsque je serai plus posé et organisé, d’effectuer des prestations à la fois itinérantes et ancrées dans un lieu.
Mes prestations sont totalement gratuites pour une raison simple : ce n’est pas ma profession, je suis retraité après avoir gagné ma vie par ailleurs. Ma priorité est la transmission et le partage. Les autres pages du site détaillent tout ce qu’il est utile de savoir sur le contenu des séances.
Je continue à varier les expériences en tant que pratiquant ou en tant qu’animateur. En cela, je ne me réfère à aucune « lignée » ou courant particulier. Je conserve une affection particulière pour la grande rigueur de la pratique zazen, sans que je ne l’impose de manière exclusive dans mes animations.
La pratique que je propose est ouverte à toutes et tous, sans aucune contrainte ni prérequis.

La formation sans la déformation
Je n’ai pas jugé bon de solliciter des attestations auprès des structures que j’ai fréquenté durant toutes les années passées. D’une part, l’informatique balbutiait encore et ils n’ont probablement rien à éditer, pas plus qu’ils ne tenaient de registres scrupuleux. Dans le zen, on ne se formait pas, on s’engageait (je sais, ça sonne un peu ancien combattant).
Une autre réalité, c’est qu’il n’existe quasiment pas de législation dans les sphères du développement personnel et que n’importe qui peut produire à peu près n’importe quoi en affirmant ce qu’il veut, sans risquer de tomber sous le coup d’une loi. Dans les domaines des médecines douces, des pratiques méditatives, des diverses formes de thérapies enseignées hors cursus de l’enseignement supérieur, il existe des enseignement très sérieux avec d’excellentes références, mais il est également fréquent de voir des formations très light fournissant des attestations bardées de nombreux labels plus ou moins exotiques, ou de titres qui ne le sont pas moins. Il est par exemple possible d’obtenir un diplôme de « professeur de méditation » avec des jolis frises et des machins et des signatures et des trucs et des tampons, couronnant la participation à une formation de quelques heures délivrée en ligne par des algorithmes et des vidéos. Je ne dis pas que ça ne vaut rien, mais je pense qu’on peut se dispenser de l’affichage de ces références.
Dans cette jungle dont je fais moi-même partie, je considère que mes quarante années de pratique, sans partir à la pêche aux attestations, sont la plus riche de mes qualifications.
Pour mes activités récentes, je fournis ci-dessous deux attestations (histoire de faire le contraire de ce que je dis) :
Formation qualifiante Université Paris-Cité Mars 2025 : ouvrir le pdf. Dispensée par la Faculté de Santé-Pharmacie de l’Université de Paris-Cité, animée par Anne Héron, enseignant-chercheur en neurologie à l’Université Paris-Cité et autrice de nombreuses études sur les effets de la méditation sur le mental et le corps (voir avec Anne Héron si je peux mettre des liens vers sa documentation en ligne).
Cycle MBSR Association Mindfulness Août 2025 : ouvrir le pdf. Il s’agit moins d’une qualification que du témoignage de ma curiosité envers les pratiques.
(les docs s’ouvrent dans un onglet ou bien se téléchargent selon les réglages de votre navigateur)

Eh bien bravo.
Pour quelqu’un qui débute la page en expliquant qu’il parle de lui-même à contrecœur, je me retrouve ici, au bas d’une énorme tartine qui me surprend moi-même 😮
Tout ceci est dense mais évitons de trop nous prendre au sérieux (au moins moi en tout cas).
Lors des pratiques en groupe, ce qui prime, c’est la légèreté, le convivialité, la bienveillance et le partage, cela vous l’expérimenterez tout en partant à la rencontre de vous-même.

